INTERVIEW DE GRICHKA, DANSEUR DU R.A.F CREW
Publié le 25 Août 2009
Grichka CARUGE, du haut de ses 22 ans, a un parcours très intéressant :
écolier à l’école Paul-Bert puis scolarisé au collège Anatole France, ses premiers pas de danse se réaliseront dans la salle des bords de Charente dirigé par sa mère. Il se passionne pour la
danse classique, pour le jazz et suit de nombreux stages. Dès l’âge de 11ans, il entre dans le Hiphop et fait partie de la compagnie Accro Rap mené par K-der. Il décide de stopper la danse et de
tenter ses talents dans le football, sur le terrain de l’Asac. Mais très vite, son amour pour la danse prend le dessus et Grichka revient plus déterminé qu’auparavant.
Originaire d’Angoulême, comme sa sœur Tatiana ( danseuse pour Kamel Ouali ), il s’installe à Paris en 2005 et mène un parcours professionnel artistique. Aujourd’hui notre danseur aux dreadlocks est un danseur membre du R.A.F Crew (« Rien A Foutre ») qui fait parti du concept "Blue Tape "réalisé par Vicelow, ancien chanteur du groupe Saïan Supa Crew. Grichka et son crew sont pour cette année 2009, et il s’agit d’une première, sacrés Champion du monde de danse hiphop lors du World Hiphop Championship à Las Vegas.
Interview menée par Linda Belkhir lors du Juste Debout 2009
L.B : Peux tu te présenter s’il te plait ?
Grichka : Je m’appelle Grichka, je suis originaire du sud de la France, j’ai 22ans et cela fait 4ans que je suis sur Paris. Je fais partis du R.A.F Crew qui est un concept avec Vicelow.
L.B : Raconte nous tes débuts dans la danse Hip-hop.
G. : Je suis dans la danse depuis mon plus jeune âge, ma mère est elle-même danseuse et j’ai suivi mes premiers cours de danse avec elle. A mes 11ans j’ai commencé le hiphop et je faisais parti de la compagnie Accro Rap avec Kader. J’ai travaillé pour une comédie musicale qui est Gladiateur et j’ai été membre de la compagnie Blanca Li Macadam. Aujourd’hui, je suis officiellement danseur dans R.A.F Crew.
L.B : Que penses tu de l’évolution de la danse urbaine en France ?
G. : Beaucoup de personnes s’intéressent à ce monde, mais il est plus facile de réussir à Paris qu’ailleurs. La danse touche de plus en plus de personnes, surtout les jeunes. Des événements s’imposent comme le Juste Debout, et sont reconnus au niveau international.
L.B : Justement concernant le Juste Debout, peux tu nous en toucher quelques mots ? Par exemple, donnes nous tes impressions sur l’événement, sur les danseurs, sur ton inscription etc.
G. : Il y a beaucoup de vibe, il y a de nouveaux groupes, on redécouvre aussi certains danseurs car ils « taffent » énormément. Cette année je me suis inscrit en tant que membre du RAF, ils sont peu connus et il faut sortir de l’ombre… (Il regarde ailleurs)…à savoir que c’est ma 3ème inscription. Je m’étais inscrit en new style à Lilles mais je n’ai pas été retenu et là je reviens à Paris pour l’Experimental. Mon but est de réprésenter mon crew, c’est la 1ère fois que le crew arrive en final au Juste Debout, avec une identité. Mais je suis déçu de ma prestation car j’avais l’impression de beuguer, de tourner en rond, je l’ai mal ressenti.
L.B : Comment s’annonce le Juste debout 2010 pour toi ?
G. : Il y aura encore de nouvelles personnes, je pense que le jury comme le public veulent du « brand new » ils veulent toujours en voir plus, un truc qui casse la tête, qui impressionne qui rend « ouff » (il sourit).
L.B : Un mot à dire sur la danse ou pour les danseurs ?
G. : Il ne faut pas rester sur ses acquis, il faut être créatif, toujours aller plus loin (il secoue ses dreadlocks, et rigole). Il faut montrer ce qu’on maîtrise dans la tête et dans le corps, on peut tous aller plus loin, faut croire en soi !
Un grand merci à Grichka pour ses réponses et sa gentillesse.
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