YANN COUEDOR OU L'ART D'ALLIER PEINTURE ET MUSIQUE
Publié le 2 Novembre 2009
Certains en jouent, d’autres la dansent, Yann Couedor, lui, a choisi de peindre la musique. En alliant ces deux arts qu’il affectionne, ce passionné nous livre des œuvres originales
emplies de magie et d’émotion. Artiste en pleine ascension qui a commencé le dessin dès son plus jeune âge, Yann Couedor est un amoureux de la musique. Du New Jack à la Soul en passant par le Hip
hop, il exprime son intérêt pour cet art au travers de toiles composées de collages. Plusieurs années passées en Afrique du Sud où il a étudié l’histoire de l’art international ont enrichi cet
artiste peintre. Cette période à laquelle il pense fréquemment a eu sans aucun doute un impact sur ses toiles. Entre poésie, musique et peinture, Yann nous parle de son travail, ses projets, ses
envies.
Zoom sur un passionné aux influences multiples.

Freezmix : Bonjour Yann, peux-tu te présenter STP ?
Yann Couedor : artiste peintre, plasticien, 32 ans et je vis a Paris.
F : Tu as commencé tôt le dessin, tes parents t’ont-ils encouragé dans cette voie ?
Y.C. : Oui absolument, ma mère m'a inscrit dès l'age de 7 ans à l'atelier Besse de Tours, on a ensuite déménagé sur Paris pour que je puisse faire un Bac F12 (arts appliqués).
F : Tu joues beaucoup avec les collages, comment cette idée t’es venue ?
Y.C. : J’avais collé quelques articles de magazine sur ma 1ere toile il y a 5 ans pour apporter un équilibre visuel à la composition. J’ai, par la suite pour les autres toiles,
accentué l'idée en collant des documents et autres supports en relation direct avec l'artiste que je peignais.
F : Y a-t-il un message que tu cherches à faire passer dans tes toiles ?
Y.C. : Non, j'essaie juste de partager ma passion pour cette musique et cette culture qui est un élément essentiel de ma vie au quotidien.
F : Arrives-tu à vivre de ce que tu fais ?
Y.C. : Oui, avec des hauts et des bas!
F : Quand as-tu décidé de te consacrer à la peinture ?
Y.C. : Ça fait 3 ans que je m'y consacre à plein temps. A partir du moment où j'ai commencé à avoir des bons retours et des commandes.
F : Tu utilises des photos, posters, articles de presse pour tes toiles, Comment cela se passe t-il au niveau des droits d’auteur sur ces documents ?
Y.C. : ça fait parti des raisons pour lesquelles je ne fais pas de merchandising (posters, reproductions etc…). Dans un 1er temps ça ne m'intéresse pas et dans un 2ème il faudrait
déclarer les droits et ce serait compliqué avec tout ce que je colle. Chaque toile est donc une pièce unique, il y a re-création d'une oeuvre à partir d'élément.
F : Tu as passé plusieurs années en Afrique du Sud pour y étudier l’Histoire de l’art international, cette période a-t-elle eu un impact important sur
toi?
Y.C. : Oui, j'étais à Cape Town en 97 et 98, c'est tellement beau....Une période que je ne peux pas oublier à laquelle je pense fréquemment.
F : Tu as exposé dernièrement tes œuvres à l’Olympia (Expo Cut Collection), qui a eu cette idée et qu’en as-tu retenue?
Y.C. : C'est une démarche qui va dans le sens de ce que je veux faire et qui résonne parfaitement avec mon travail. Je veux emmener mes toiles dans des galeries mais aussi dans des
endroits atypiques comme j'avais déjà pu le faire au studio du Palais des congrès en 2007. L'Olympia était l'endroit rêvé et idéal. Arnaud Delbarre, le patron de l'Olympia est venu voir mon
travail pendant mon expo à la galerie Absoluty en octobre 2008. Il a eu un coup de cœur, on a donc mis en place cette exposition en juillet dernier que j'ai spécialement préparé pour
l'Olympia.
F : Stevie Wonder, Lauryn Hill, NTM et tant d’autres, que t’inspirent-ils ?
Y.C. : Ce sont des poids lourds dans leur domaine et des références pour moi.
F : Et Nelson Mandela, Malcolm X, Obama ?
Y.C. : Ayant passé quelques temps en Afrique du Sud, j'ai une "affection" particulière pour Mandela, son parcours et sa vie de manière générale.
F : A travers tes toiles, on peut remarquer que tu es proche de la musique, qu’en est-il réellement?
Y.C. : A 12 ans j'ai découvert le New Jack Swing au travers de Guy, Keith Sweat et plus particulièrement Bobby Brown. Ca a été le déclencheur de la suite qui m'a emmené au Hip-hop, au
R’n’b, et plus tard à la Soul des années 70. Je suis un collectionneur par la force des choses.
F : Est-ce que d’autres expositions, galeries, sont prévues ? Si oui, peux-tu nous donner plus de détails s’il te plait?
Y.C. : Je suis en expo du 26 novembre au 13 décembre a la galerie Absoluty. J'y présenterai quelques toiles de la Cut Collection ainsi que le travail photo de mise en situation de mes
toiles à l'extérieur, par les photographes Guillaume Landry et Sheitan-M. Et je prépare actuellement une exposition intitulée 7WORDS pour l'Olympia qui aura lieu du 28 mars au 16 avril
2010.
Un grand merci à Yann pour cette interview et les photos qu’il nous a fourni.
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