A LA DECOUVERTE DE RUCE, GRAFFEUR ITALIEN

Publié le 23 Août 2010

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Alberto Ruce est un jeune graffeur originaire d'Italie. 

Passionné de cet art alternatif, il nous parle de sa vision sur le graffiti qui l'enchante et sur les dessins colorés qu'il pose sur les murs de nos rues.

Rencontre avec un jeune artiste 

 

 

                                                 Interview menée par Maya Louhichi

 

 

Maya Louhichi: Bonjour, peux-tu te présenter stp ?

Ruce: Je m'appelle Alberto, j'ai 21 ans et je viens de Catania (Italie).

Depuis 2 ans maintenant j'habite Paris dans le 18ème.

 

 

M.L: Peux-tu nous dire comment tu as découvert le graffiti ?

Ruce: Depuis toujours j'avais l'habitude de dessiner des lettres, puis en 2001 j'ai découvert des graffitis sur les murs de mon école.Cela m'a beaucoup impressionné j'ai donc voulu en faire.

J'ai rencontré l'ami d'un ami qui en faisait et j'ai ainsi commencé à graffer.

 

 

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M.L: Quand as tu commencé à poser tes premiers graffs ?

Ruce: Mon tout premier était en 2001.

 

 

M.L: Quelles sont tes références dans le milieu du graffiti?

Ruce: Daim et Dare.

 

 

M.L: Que penses du graff en France, et plus particulièrement à Paris? 

Ruce: Il y a Trumac, Darco ou encore Noe Two qui sont vraiment des artistes.

D'après ce que j'ai vu, dans le style français il n'y a pas beaucoup d'hyperréalisme.

Lorsqu'il s'agit de visages peints c'est un style très particulier, comme les lignes noires, caractéristiques, ainsi que des couleurs bien définies.

Par ailleurs je trouve que c'est très ghettoisé. D'un coté c'est bien car ce n'est pas commercial, mais d'un autre coté c'est plus difficile pour des étrangers comme moi qui aimerait connaitre ces personnes, car ils ne se mélangent pas aux autres.

 

 

M.L: Y a-t-il des différences entre le graff en Italie et celui en France ? 

Ruce: Au niveau mentalité, il y en a.

En France, les graffeurs sont clairement plus acceptés.Ils sont considérés comme des artistes, on les trouve cool, ils collaborent même parfois avec la mode (illustration de t-shirt par exemple…).

Tandis qu'en Italie ceux qui graffent sont des vandales, et ce, même s'il font de l'art.

 

 

M.L: Sur quel support préfères-tu dessiner ? (murs, toiles, camions…)

Ruce: Sur les murs, ce que j'ai longtemps fais et que je fais encore. Mais depuis un an je m'essaie aussi à la toile.

 

 

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M.L: Que t’apporte le graffiti ?

Ruce: Un bon moment. Quand je graffe, j'entre dans mon univers.

Je suis concentré, je peux exprimer tout ce que je ressens. 

Je suis dans ma bulle. Une fois sur le mur, toutes ces émotions que j'avais en moi vont faire voyager les autres, les faire rêver à travers mon dessin.

 

 

M.L: Qu’est ce qui t’inspire ?

Ruce: Le monde autour de moi. Je peux par exemple m'inspirer d'un paysage, de sa perspective.

 

 

M.L: Où préfères-tu graffer à Paris ?

Ruce: Ce que je préfère ce sont les murs visibles par tout le monde.

 

 

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M.L: Fais-tu partie d'un crew  de graffeurs?

Ruce: Non. J'aime peindre avec d'autres graffeurs, je collabore parfois avec une ou deux personnes.

 

 

M.L: Penses-tu que ceux qui exposent en galerie restent toujours des graffeurs ?

Ruce: Le graffeur qui expose en galerie est avant tout un artiste qui reste avec son esprit mais qui propose juste autre chose à d'autres types de personnes (les critiques d'art par exemple...)

Un graffeur est celui qui est dans la rue, mais si ça lui fait plaisir d'amener son art dans une autre perspective, d'apporter son concept artistique dans une galerie là c'est un artiste complet et pas seulement un graffeur.

Ce n'est plus que du graffiti mais un moment artistique qui n'empêche pas que le lendemain tu ailles graffer dehors sur des murs.

 

 

Un grand merci à toi Ruce

 

 

© copyright tous droits reserves, ne pas reproduire sans autorisation

Rédigé par Maya

Publié dans #COUPS DE COEUR

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